


LA GENESE
Eté 2003 (celui de la canicule) : à la radio passe la chanson kitschissime « Rien qu’une larme dans tes yeux » de Mike Brant.
Christian Dupouy lance l’idée d’en faire une adaptation absurde et la chanson devient
« Rien qu’une rame sur la ligne deux », sans doute en référence à son comparse Luc
Carpentier, ancien chauffeur à la RATP doté d’une belle voix de ténor. Il faut dire
que ces deux-
Mais ils ne se limitent pas au détournement futile et veulent aussi jouer sur le registre de l’émotion. Ils interprètent « la Marne à marée haute », une chanson injustement méconnue de Pierre Vassiliu, pleine de tendresse, qui évoque les amours de deux prolos sous le Front Populaire.
Après avoir testé ces chansons devant leurs collègues Caramels fous, beaucoup leur posent la question : « A quand votre spectacle ? » et c’est lors d’une de leurs exhibitions au Tango en novembre 2004 que Hervé Latapie, le maître des lieux, leur propose de créer leur propre spectacle en avril 2005.
Mais à ce moment-
Ils ont alors l’idée d’un troisième larron, Jean-
La compagnie « Les 3 Versatiles » est née,
avec à sa tête trois autres fidèles
supporters, la présidente Jeanne-
le trésorier Thierry Plumail
et le secrétaire Alain Coudouel.
En cinq mois, Christian Dupouy, aidé de l’imagination débordante de Luc Carpentier, écrit une dizaine de chansons supplémentaires, et nos deux chanteurs assurent aussi la mise en scène de leur tour de chant. Ils présentent alors la première mouture de leur spectacle à deux professionnels afin d’avoir un regard extérieur sur leur travail : Nicolas Kern, membre du groupe vocal « Cinq de Coeur », pour le chant, et Renato Nasi, membre de la troupe « les Amis de Monsieur », pour le jeu. Ils demandent aussi à Pierre Cornevin, ancien pianiste, entre autres, du Golden Gate Quartet, de les accompagner sur certains morceaux. Claude Giusti, par ailleurs auteur compositeur, crée l’affiche du spectacle.
Leur spectacle est essentiellement concentré autour de thèmes liés à l’homosexualité, sur le mode de l’humour, de la tendresse et de l’autodérision.
Leur principale motivation est que leur prestation puisse intéresser un public le plus vaste possible et hors ghetto. Il est vrai que physiquement nos deux lascars ne répondent pas vraiment aux clichés que l’on se fait de l’homosexuel type, et leur silhouette évoque plus le rugbyman barbu que le créateur de mode. Ils veulent justement jouer de ce particularisme pour apporter à leur public une vision différente, loin des poncifs véhiculés par les médias. De ce fait, quant l’un d’eux se prend pour Isabelle Adjani, on est à mille lieues des travestis impeccables de chez Michou, et le décalage n’en est que plus hilarant.
Alternant des chansons tendres et d’autres carrément délirantes, ils terminent leur récital par une très belle adaptation de la chanson de Bette Midler « The Rose » qui devient « Le Rose », où nos deux clowns tombent alors le masque en évoquant la symbolique de cette couleur qui n’est pas toujours si gaie. Invités par Valérie Benaïm ils interpréteront cette chanson en direct sur France 3 en septembre 2005.
Les trois représentations d’avril 2005 au Tango sont un succès. Ils proposent alors leur récital au théâtre Darius Milhaud, qui propose une programmation essentiellement tournée vers le théâtre d’auteur. Vincent Auvé, responsable de la programmation, est séduit par leur projet.
Tous les vendredi de janvier à avril 2006 le public est au rendez-
Les Miséreuses :
Parallèlement aux représentations de « A Voix et à Vapeur », nait le projet des Miséreuses. Christian Dupouy avait depuis longtemps l’envie de revisiter une oeuvre du patrimoine français qui parlerait à chacun de nous. Les Valjean, Cosette, Javert et Thénardier sont les victimes idéales, n’en déplaise au père Hugo.
Les Misérables version Versatiles deviennent « Les Miséreuses » (titre trouvé par
Luc Carpentier). Mais pour interpréter les vingt six personnages qui s’ébattront
gaiement dans cette parodie « théâtro-
Cette adaptation « très dix-
Les deux metteurs en scène Luc Carpentier et Christian Dupouy vont également demander à Renato Nasi et Sébastien Bernard de jetter un regard extérieur sur leur travail.
La générale a lieu le 14 janvier 2009 au Théâtre Darius Milhaud où « Les Miséreuses »
se produisent jusqu’à fin avril 2009.
Les voici donc à l’assaut du théâtre Clavel à partir de janvier 2010 (avec Jean-
Dewulf, toujours membre des Caramels Fous et des Emplumés, qui jouera en
alternance avec Louis Marcillac).
Ils auront entre temps brûler les planches du Gairidon à Angoulème en décembre
pour six représentations.











