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Louis MARCILLAC
Jean-Marc DANIEL
Christian DUPOUY
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LA GENESE

 

Eté 2003 (celui de la canicule) : à la radio passe la chanson kitschissime « Rien qu’une larme dans tes yeux » de Mike Brant.

Christian Dupouy lance l’idée d’en faire une adaptation absurde et la chanson devient « Rien qu’une rame sur la ligne deux », sans doute en référence à son comparse Luc Carpentier, ancien chauffeur à la RATP doté d’une belle voix de ténor. Il faut dire que ces deux-là sont habitués aux parodies d’oeuvres musicales. Ils font partie de la Compagnie des Caramels fous, troupe d’une trentaine d’artistes spécialisée dans le détournement gay d’opéras et de chansons. Les deux se prennent au jeu et rapidement d’autres chansons s’enchaînent. « Mexico » de Luis Mariano devient « Hétéro », histoire d’un coming-out à contre-pied, puis ils sévissent sur « Raspoutine » de Boney M qui devient l’histoire de deux babouchkas déjantées qui rêvent de s’envoyer en l’air dans un Soyouz.

 

Mais ils ne se limitent pas au détournement futile et veulent aussi jouer sur le registre de l’émotion. Ils interprètent « la Marne à marée haute », une chanson injustement méconnue de Pierre Vassiliu, pleine de tendresse, qui évoque les amours de deux prolos  sous le Front Populaire.

Après avoir testé ces chansons devant leurs collègues Caramels fous, beaucoup leur posent la question : « A quand votre spectacle ? » et c’est  lors d’une de leurs exhibitions au Tango en novembre 2004 que Hervé Latapie, le maître des lieux, leur propose de créer leur  propre spectacle en avril 2005.

Mais à ce moment-là ils n’ont que cinq chansons à leur répertoire, et de plus une suite de chansonnettes ne fait pas un spectacle.

Ils ont alors l’idée d’un troisième larron, Jean-Marc Daniel, lui aussi membre des Caramels Fous, qui a l’habitude d’écrire des textes de présentation alliant l’absurde et le calembour, à mi-chemin entre Desproges et Devos. C’est lui qui interviendra entre les chansons afin d’assurer le fil rouge du spectacle, tel un Ovni (orateur virtuose non identifiable) en perpétuel décalage :                                 

 

                                              

                                                  La compagnie « Les 3 Versatiles » est née,

                                                  avec à sa tête trois autres fidèles

                                                  supporters, la présidente Jeanne-Marie Guillou,

                                                  le trésorier Thierry Plumail

                                                  et le secrétaire Alain Coudouel.

 

 

 

 

En cinq mois, Christian Dupouy, aidé de l’imagination débordante de Luc Carpentier, écrit une dizaine de chansons supplémentaires, et nos deux chanteurs assurent aussi la mise en scène de leur tour de chant.  Ils présentent alors la première mouture de leur spectacle à deux professionnels afin d’avoir un regard extérieur sur leur travail : Nicolas Kern, membre du groupe vocal « Cinq de Coeur », pour le chant, et Renato Nasi, membre de la troupe « les Amis de Monsieur », pour le jeu. Ils demandent aussi à Pierre Cornevin, ancien pianiste, entre autres, du Golden Gate Quartet, de les accompagner sur certains morceaux. Claude Giusti, par ailleurs auteur compositeur, crée l’affiche du spectacle.

Leur spectacle est essentiellement concentré autour de thèmes liés à l’homosexualité, sur le mode de l’humour, de la tendresse et de l’autodérision.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Leur principale motivation est que leur prestation puisse intéresser un public le plus vaste possible et hors ghetto. Il est vrai que physiquement nos deux lascars ne répondent pas vraiment aux clichés que l’on se fait de l’homosexuel type, et leur silhouette évoque plus le rugbyman barbu que  le créateur de mode. Ils  veulent justement jouer de ce particularisme pour apporter à leur public une vision différente, loin des poncifs véhiculés par les médias. De ce fait, quant l’un d’eux se prend pour Isabelle Adjani, on est à mille lieues des travestis impeccables de chez Michou, et le décalage n’en est que plus hilarant.

 

Alternant des chansons tendres et d’autres carrément délirantes, ils terminent leur récital par une très belle adaptation de la chanson de Bette Midler « The Rose » qui devient « Le Rose », où nos deux clowns tombent alors le masque en évoquant la symbolique de cette couleur qui n’est pas toujours si gaie. Invités par Valérie Benaïm ils interpréteront cette chanson en direct sur France 3 en septembre 2005.

 

Les trois représentations d’avril 2005 au Tango sont un succès. Ils proposent alors leur récital au théâtre Darius Milhaud, qui propose une programmation essentiellement tournée vers le théâtre d’auteur. Vincent Auvé, responsable de la programmation, est séduit par leur projet.

 

Tous les vendredi de janvier à avril 2006 le public est au rendez-vous. Fort de ce succès, les 3 Versatiles reprennent du service dans le même théâtre d’octobre 2006 à Mars 2007. Ils se produiront également au Point-Virgule en février 2008 et dans de nombreuses villes en provinces.

 

Les Miséreuses :

 

Parallèlement aux représentations de « A Voix et à Vapeur », nait le projet des Miséreuses. Christian Dupouy avait depuis longtemps l’envie de revisiter une oeuvre du patrimoine français qui parlerait à chacun de nous.  Les Valjean, Cosette, Javert et Thénardier sont les victimes idéales, n’en déplaise au père Hugo.

 

Les Misérables version Versatiles deviennent « Les Miséreuses » (titre trouvé par Luc Carpentier). Mais pour interpréter les vingt six personnages qui s’ébattront gaiement dans cette parodie « théâtro-variétale », il est nécessaire de recruter un nouvel acteur. Les trois Versatiles augmentent donc leur effectif de 25% pour devenir quatre. C’est Louis Marcillac, également ancien Caramel fou qui rejoint la troupe et les répétitions débutent en janvier 2008.  Un autre ancien Caramel Fou, Antoine Landon, prêtera sa voix grave et chaude pour illuster la « Voix-off ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette adaptation « très dix-neuvième » nécessite un gros travail de costumier qui sera brillament réalisé essentiellement par Annick Mordo (à l’exception de la tenue de gendarme créée par Patrick Genevey). Les accessoires et décors sont réalisés par Jean-Marie Brebion (également ancien décorateur des Caramels Fous).

Les deux metteurs en scène Luc Carpentier et Christian Dupouy vont également demander à Renato Nasi et Sébastien Bernard de jetter un regard extérieur sur leur travail.

 

La générale a lieu le 14 janvier 2009 au Théâtre Darius Milhaud où « Les Miséreuses »

se produisent jusqu’à fin avril 2009.

Les voici donc à l’assaut du théâtre Clavel à partir de janvier 2010 (avec Jean-François

Dewulf, toujours membre des Caramels Fous et des Emplumés, qui jouera en

alternance avec Louis Marcillac).

Ils auront entre temps brûler les planches du Gairidon à Angoulème  en décembre

pour six représentations.

 

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Luc CARPENTIER
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Thierry PLUMAIL
Jeanne-Marie GUILLOU
et Alain COUDOUEL
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Pierre CORNEVIN
Claude GIUSTI
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Antoine LANDON
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Jean-Marie BREBION
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Patrick GENEVEY
Jean-François DEWULF
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Renato NASI
Nicolas KERN
Annick MORDO
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